Gregory

ex champion de natation et actuel patron de l'agence de conseil Dare

27 ans

J’ai grandi en Suisse à Lausanne. Quand j’étais gamin, les parents m’ont poussé à faire du sport, j’ai fait du judo. du squash, du tennis, du foot. Et puis à 10 ans j’ai testé la natation, j’ai fait une longueur et j’ai adoré. J’ai très vite monté plusieurs niveaux au point de devenir vice-champion de Suisse du 100 m dos et de rêver aller aux J.O. Je voulais avoir le tatouage avec les anneaux olympiques comme Michael Phelps ou Alain Bernard !

L'entrepreneur doit comme un sportif être prêt à se remettre en question pour en sortir plus fort. J'aime transmettre cette idée que c'est l'échec qui construit.

Mais c’est resté un rêve, il y avait un fossé en terme de niveau. Il n’empêche que la natation m’a permis de tester mes limites, savoir ce que j’aimais faire ou pas. Et ce que j’appréciais le plus c’était d’avoir à me battre contre moi même, à toujours chercher le moyen de progresser.

Cette idée de dépassement de soi, évidemment je m’en sers aussi dans ma vie de tous les jours. C’est ce qui me permet de ne pas baisser les bras dans les moments difficiles. Après la natation, j’ai voulu être militaire et je me suis blessé. J’ai aussi rapidement laissé tomber mes études de commerce mais pour mieux rebondir en montant très jeune mes propres projets. Aujourd’hui je dirige l’agence marketing Dare qui propose des solutions innovantes aux entreprises et, pour rester dans cette dynamique du sportif de haut niveau qui veut toujours aller plus loin, plus vite, plus fort, on a mis en place par exemple “Le petit plus”. En fait c’est imaginer ce que l’on peut faire en plus de ce qui est prévu pour apporter un bonus à nos clients. On a travaillé par exemple avec un aéroport et on a demandé à un dessinateur de réaliser une BD sur les workshops que l’on organisait. Ca n’était pas réclamé par le client mais, à la fin, tout le monde a apprécié. L’autre valeur importante lié au sport que j’essaye de transmettre c’est l’importance du feedback. Après un entraînement ou une compétition, on essayait toujours de comprendre ce qui avait fonctionné ou pas. Et aujourd’hui tous les vendredis, on se réunit à l’agence pour les “Feedback Fridays”. On regarde sur la semaine ce qui a marché et ce qui aurait pu être mieux. L’entrepreneur doit comme un sportif être prêt lui aussi à se remettre en question pour en sortir plus fort. J’aime transmettre cette idée que c’est l’échec qui construit.

Pour moi, la valeur à mettre en avant aujourd’hui c’est l’humain. Ca explique peut être le succès de mes posts sur LinkedIn, où je parle avec enthousiasme de mes expériences. Il y a une espèce de communauté bienveillante. Quand je nageais, les valeurs du sport c’était l’excellence, mais aussi l’amitié. Je me souviens qu’avec les concurrents, on se marrait dans la chambre d’appel avant d’aller nager. Ca doit être la même chose en entreprise. Chacune possède sa stratégie, ses clients, sa créativité et il y a sans doute encore beaucoup de personnes qui cherchent à écraser les autres mais je pense que cette vision n’aura bientôt plus aucun sens. On va retourner à fond vers l’humain. Je le vois en entreprise, il y a une attente forte. Comme dans le sport, on a besoin d’écoute, d’échange, d’enrichissement personnel et d’être à plusieurs pour trouver de nouvelles solutions.

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