Côté judo

Championnats du monde 2022

Cinq médailles dont le titre pour Romane Dicko
Le rideau est tombé hier soir sur les championnats du monde de judo 2022 à l’issue de la
compétition par équipes mixtes où l’équipe de France a une nouvelle fois atteint la finale, un
peu plus d’un an après son formidable sacre olympique de Tokyo. De l’argent au bout des
doigts, après l’or de la veille. Pour ses premiers championnats du monde individuels*,
Romane Dicko, déjà médaillée olympique à Tokyo en 2021 en +78kg et triple championne
d’Europe à seulement vingt-trois ans, n’a en effet laissé le soin à personne d’autre d’aller
chercher le titre. Une médaille étincelante à l’image du sourire de la jeune femme, alors que,
dans la même catégorie, Julia Tolofua est elle aussi montée sur le podium. Un joli tir groupé !
Deux médailles qui avaient été précédées de deux autres podiums au cours de la semaine
écoulée. Lors de la deuxième journée, c’est en effet Amandine Buchard (-52kg) qui s’était
parée de bronze. Si la combattante de l’équipe de France, vice championne olympique en
titre, visait l’or, elle repartait aussi de Tashkent avec des points pour le classement mondial…
reprenant la place de numéro 1 mondiale de la catégorie. Quant à Manon Deketer, dans
l’ombre de la championnne olympique Clarisse Agbegnenou en -63kg, elle démontrait lors
du quatrième jour qu’il fallait savoir saisir sa chance, décrochant, à vingt-quatre ans, sa
première médaille mondiale.


Ambition et exigence
Des performances françaises très encourageantes. Mais le judo français est ambitieux et doit
aussi faire face au niveau élevé des autres nations. À l’image du Japon sacré dans la
compétition par équipes mixtes hier face à la France et qui ajoute là un sixième titre aux cinq
médailles d’or individuelles, du Brésil et de l’Ouzbékistan qui pointent à deux titres… Vingt-
trois pays auront été médaillés lors de cette édition pour dessiner la carte du judo mondial,
où la France aspire à davantage de titres. « Ambition et exigence », deux mots clés dans la
stratégie du haut niveau français dans la perspective de Paris 2024 déjà dans toutes les
têtes, mais aussi de toutes les compétitions intermédiaires au programme d’ici là, à
commencer par le prochain Grand Chelem de Paris (4-5 février), puis les championnats du
monde 2023 au Qatar avancés au mois de mai prochain – soit dans sept mois déjà – et des
championnats d’Europe organisés sur notre territoire, à Montpellier, dans un peu plus d’un
an. On n’a pas fini d’entendre parler de médailles du côté du judo français !


*En 2017, elle avait pris part à l’épreuve par équipes, avec du bronze à la clé, avant de se
classer cinquième des mondiaux toutes catégories de Marrakech.

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