Côté foot

Quand on aime, on ne compte pas

Que ce soit en famille ou entre amis, pour l’amour du football ou de son club (ou les deux), ces trois histoires ne peuvent que forcer l’admiration. Jugez plutôt.

2 parents et 1 enfant debout

Les Esteves Da Cunha, une affaire de familleOccitanie / Gard

Arrivé en France il y a maintenant 13 ans en provenance de son pays d’origine, le Portugal, Joël Esteves Da Cunha a évolué à un niveau départemental au sein de différents clubs communautaires. Mais il y a 3 ans, c’est sa fille qui lui demande de chausser les crampons. Direction le FC Bernis (30) ! « J’étais présent tous les mercredis pour l’accompagner et, suite au départ d’un éducateur, le président m’a proposé de prendre sa place. Je n’avais aucune expérience dans l’encadrement mais je me suis pris au jeu petit à petit et ai passé mes premiers modules de formation. » Aujourd’hui responsable U11 après avoir suivi toutes les catégories de l’École de Foot, ce père de famille partage aujourd’hui sa passion avec sa fille, donc, mais aussi sa femme ! « Mon épouse joue au foot dans un petit club voisin et est aussi éducatrice au FC Bernis. Elle avait déjà démarré la pratique étant plus jeune mais n’avait jamais eu l’occasion de poursuivre. Désormais, elle entraîne notre fille chez les U7. » Une famille qui devra bientôt faire ses valises de l’autre côté de l’Atlantique. « De par mon activité professionnelle, nous allons nous expatrier au Québec et je suis actuellement à la recherche d’un club sur place pour pouvoir continuer à entraîner. C’est un challenge excitant. » En cours de validation de son BMF, Joël souhaite continuer à se consacrer aux jeunes. « J’ai déjà entraîné des Séniors mais ce fut une très mauvaise expérience. Je suis passionné par le foot d’animation. »

2 hommes se serrant la main

Marc Bossion, président et sauveur de l’US AlbiOccitanie / Tarn

Relancer un club au bord du gouffre, telle était la mission de Marc Bossion (à droite), nommé président de l’US Albi (81) en 2020. « Je suis arrivé au club en 1968 en tant que joueur avant de devenir éducateur puis dirigeant. » Réputé à l’époque pour son travail avec les jeunes, le club a chuté petit à petit sportivement jusqu’à descendre en R3, avec un gros déficit… Amoureux de son club qui fête cette année ses 110 ans, le président et son équipe de « 12 mousquetaires » ont fait le pari de le reprendre à bout de bras. « Nous avons mis l’accent sur la formation, le respect et l’engagement de tous, relancé les partenariats avec les établissements scolaires, renoué avec les institutions, structuré l’encadrement de chaque catégorie afin que tous nos licenciés puissent bénéficier d’éducateurs diplômés. Nous poussons également nos jeunes à remplir ce rôle auprès des plus petits. » Une marche en avant qui permet au club tarnais d’apercevoir le bout du tunnel puisque sa dette sera bientôt effacée ! « La période sans compétition nous aura permis de renouer des contacts avec les entreprises. De 0, nous sommes passés à 22 partenaires en l’espace d’une saison. » Se relancer dans une démarche de labellisation et développer une section féminine sont désormais les prochains objectifs. « Pour redonner des couleurs au club, je considère qu’il n’y a pas que l’aspect sportif qui compte mais aussi la convivialité et le côté ludique de la pratique. C’est pour cela qu’il est important de fêter ce bel anniversaire au mois de septembre où chaque licencié et partenaire recevra une médaille commémorative personnalisée.» Notons qu’au sein de son entreprise, Marc Bossion a pu compter sur le soutien très important d’Éric Debard, un entrepreneur local. « C’est un enfant du club qui nous a suivis de suite dans ce projet. Sans lui, rien de tout ça n’aurait été possible. »

Crédit photo : Facebook US Albi

Fabien Botquelen

Dans la famille Botquelen, on demande FabienBretagne / Finistère

« Les Gars du Reun, c’est une vraie famille. » Ces mots signés de Fabien Botquelen laissent transparaître toute la singularité du club finistérien. Et ce n’est pas l’homme de 39 ans qui nous dit contraire : « Je fais partie de cette famille depuis que j’ai 7 ans. Joueur, dirigeant, éducateur, j’ai tout vécu. Désormais, je joue en vétérans avec une vraie bande de copains. Je m’occupe aussi de l’animation et de l’organisation de tous les grands évènements. » Des rendez-vous comme le « Challenge du Printemps », un tournoi international U10-U11 qui rassemble plus de 5000 personnes sur le week-end et qui met en lumière la ville de Guipavas. « Toute la famille est impliquée pour l’occasion, y compris ma sœur et ma femme. Ce tournoi fait vraiment partie de mon patrimoine puisque j’y ai aussi participé étant plus jeune avant de devenir bénévole sur chaque édition depuis mes 18 ans ! C’est un immense moment de convivialité où tout le monde se retrouve, un peu à l’image des grands matchs de coupe de France que nous avons vécus à domicile. Mes meilleurs souvenirs… » Et comme Fabien n’est jamais rassasié de football, il se plaît aussi à accompagner son fils le week-end sur les terrains, en tant que dirigeant. « J’ai été bercé par le ballon rond avec mon papa qui était joueur puis entraîneur. Cela fait 32 ans que je suis autour des terrains et c’est aussi une façon aujourd’hui de redonner un peu de ce qu’on m’a transmis pendant toutes ces années (…) Cela m’a toujours tenu à cœur de conserver cet âme de bénévole et de mettre au service de mon club. » Artisan dans la vie, Fabien Botquelen fait aussi partie du cercle de partenaires des Gars du Reun. Si vous doutiez encore du sens de l’expression « quand on aime, on ne compte pas », tout est ici parfaitement résumé.

Rédaction par la revue Vestiaires

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